CANARDO - Tome 25. Un con en hiver

, par Estelle

Canardo est sorti de sa cellule par la truculente duchesse de Belgambourg qui a des soucis de famille. Des dialogues bien fichus qui font passer un bon moment.

Au terme de sa dernière enquête, Canardo a servi de bouc émissaire et s’est retrouvé au trou. Pas étonnant qu’il en veuille à la duchesse du Belgambourg qui vient pourtant lui ouvrir les portes de la prison en échange de son aide : retrouver son père, le duc Léon, disparu il y a quelques mois et qui vient d’envoyer une étrange vidéo.
Une duchesse très bien campée et un Canardo fidèle à lui même formant un duo improbable qui ne peut pas se voir en peinture, des dialogues cinglants à la Audiard et un dessin anthropomorphe efficace, ce 25e opus démarre sous les meilleurs auspices malgré une intrigue finalement plutôt mince. L’occasion tout de même de dérouler comme toujours un portrait bien sombre de la société - des paradis fiscaux, des dirigeants à la moralité douteuse, des opposants politiques opportunistes, etc - avec une petite touche d’actualité pas plus réjouissante : des jihadistes pas malins. Le tout sur un décor de vieux manoir des pluvieuses Ardennes françaises.

Dessinateur : Pascal Regnauld - Scénaristes : Benoît et Hugo Sokal - Editeur : Casterman - Prix : 11,50 euros.