Une BD de Bastien Vivès accusée de pédopornographie

, par Estelle

Les librairies Cultura et Gibert-Joseph ont retiré des ventes "Petit Paul" après des critiques d’internautes.

A peine lancée, Porn’up, la nouvelle collection de Glénat dirigée par l’ancienne star du X Katsuni, est déjà sous le feu des critiques. Ou plus exactement l’un des deux premiers albums de la collection parus le 12 septembre dernier, vendu sous blister et doté d’un sticker spécifiant son contenu pornographique : "Petit Paul" de Bastien Vivès. L’album en question raconte les aventures de Petit Paul, un gamin de la campagne doté d’un formidable attribut difficile à dissimuler et qui déclenche chez les chastes femmes de son entourage les plus violentes des pulsions… Un scénario visiblement pas au goût de quelque 2.000 internautes qui ont fait circulé en ligne une pétition demandant son retrait en raison de son prétendu caractère "pédopornographique". Conséquence, les réseaux de librairies Cultura et Gibert-Joseph ont annoncé qu’ils retiraient l’album de leurs magasins.
"Nous réfutons fermement et catégoriquement les accusations de pédopornographie dont "Petit Paul" fait l’objet. Aussi obscène et provocatrice qu’on puisse la considérer, cette oeuvre de fiction n’a jamais pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l’abus de mineur de quelque manière que ce soit", a réagi Glénat. Interrogé sur Europe 1, Bastien Vivès ("Polina", "Lastman") a lui jugé ce retrait disproportionné : "Le héros de l’histoire est un enfant avec un sexe de 80 centimètres. C’est compliqué d’y mettre un certain réalisme (...) C’est un livre rigolo."
Gageons en tout cas que cette polémique aura l’effet contraire, escompté par les internautes outrés, sur les ventes. La récente polémique lancée par le candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro à propos du "Guide du zizi sexuel", accusé de rendre les enfants homosexuels, a elle contribué à sa réédition au Brésil (notre article du 11/09/2018)…

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