Rue de l’Echiquier se lance dans la BD

, par Estelle

L’éditeur compte publier six albums par an autour de l’écologie, du développement durable et de la société contemporaine.

Rue de l’Echiquier, maison d’édition indépendante spécialisée notamment en écologie, développement durable, économie solidaire et citoyenne, innovations sociales et pratiques alternatives, nouveaux enjeux de la santé et de l’alimentation, féminisme et nouvelles identités, histoire contemporaine et grands récits de nature et d’évasion, lance au printemps 2018 son domaine bande dessinée, sous la direction de Nicolas Finet, ancien journaliste et membre de la direction artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême jusqu’en 2016. Six titres par an sont prévus, venus du monde entier et toujours autour de ses thématiques de prédilection :

  • "Je préférerais ne pas" de Justin Wong (le 22 mars 2018) : Licencié de son entreprise à Hong Kong, un trentenaire célibataire, Butt, s’abandonne à la flemme et à la procrastination. Pour occuper ses journées languides, il enchaîne les activités et lubies les plus saugrenues : faire semblant d’aller au bureau, s’orienter dans sa ville en fonction des réactions des badauds, créer un groupe "Moi je bosse pas" sur Facebook, redessiner les plans de la ville pour en faire sa cité idéale…
  • "Le Tour de Belgique de Monsieur Iou" de Monsieur Iou (le 22 mars 2018) : La trentaine venue, Monsieur Iou se rend compte qu’il connaît finalement bien mal la Belgique, pays où il vit depuis sa naissance. Il décide de corriger cette impardonnable lacune et d’entreprendre de multiples randonnées à vélo, durant plus d’une année. De Charleroi à Maline, de Bruges à la jungle ardennaise, Monsieur Iou sillonne les lieux clés d’une Belgique tour à tour inattendue ou cocasse, toujours touchante.
  • "Mémoires d’un frêne" de Park Kun-woong (le 26 avril 2018) : Au cours de l’été 1950, tout au début de la guerre de Corée, les autorités organisent la liquidation physique de dizaines de milliers de civils, opposants politiques déclarés ou simples sympathisants, par crainte de la contagion communiste. Ce massacre de masse, mis en oeuvre par l’armée et la police coréennes, a fait entre 100.000 et 200.000 morts, y compris des femmes et des enfants. Par la suite, il a été délibérément occulté par l’histoire officielle de la Corée du Sud. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que des charniers ont été retrouvés et que certains exécutants de la tuerie ont été amenés à témoigner.
  • "Les Aventures de Camel Joe" de Claire Duplan (automne 2018) : Alter ego de Constance, une jeune auteure de bande dessinée un peu timide, Camel Joe est une super héroïne en legging envoyée en mission aux quatre coins du quotidien pour défaire harceleurs, dragueurs lourdingues et autres empêcheurs de vivre sa féminité en paix. L’éradicatrice du patriarcat, c’est elle ! Aux couleurs du féminisme radical, cette bande dessinée est une charge aussi féroce que réjouissante contre le machisme ambiant, par une jeune auteure qui n’a peur de rien.
  • "Ramshackle... A Yellowknife story" d’Alison McCreesh (automne 2018) : Un beau jour, au sortir des études, un jeune couple prend la route pour s’offrir un grand voyage initiatique : direction Yellowknife, capitale de la province canadienne des Territoires du Nord-Ouest. Tenu par la dessinatrice Alison McCreesh à partir de son expérience personnelle, "Ramshackle" (littéralement "délabré, branlant, déglingué") est le journal drolatique et attachant de son installation au bout du monde, dans un environnement à la fois rude et plein de promesses qui préfigure peut-être une partie de notre avenir climatiquement chamboulé.
  • "Je suis née dans un village communautaire" de Kaya Takada (automne 2018) : Raconté en manga sur un mode autobiographique, "Je suis née dans un village communautaire" retrace, à travers les yeux d’une enfant qui grandit et devient bientôt adolescente, le quotidien aussi drôle que déroutant de l’auteure dans les années 1970, alors qu’elle vivait avec ses parents hippies dans un village d’inspiration libertaire et autogérée. Cette tranche de vie japonaise est aussi un moment d’Histoire, ainsi qu’une réflexion amusée sur les détours parfois inattendus que peuvent prendre les relations parents-enfants.