Le SOS de Gilles Ciment sur Facebook

, par Estelle

Alors que la pétition de soutien à l’ex-directeur de la Cité de la BD continue, Gilles Ciment fait le point sur sa situation financière.

En une semaine, le nombre de signataires de la pétition en soutien à Gilles Ciment a doublé : ils sont aujourd’hui près de 1.100 professionnels de la bande dessinée et anonymes à réclamer la réintégration de l’ancien directeur de la Cité de la bande dessinée d’Angoulême et le paiement de ses salaires impayés. La pétition doit être prochainement envoyée à la ministre de la Culture Fleur Pellerin.
En attendant c’est un message en forme de SOS qu’a posté Gilles Ciment sur son compte Facebook. Un très long message dans lequel il décrit concrètement sa situation financière depuis son éviction : "J’arrive à la fin du SIXIÈME MOIS sans salaire ni indemnité chômage, du fait de la situation délirante dans laquelle m’a placé mon ex-employeur, qui se refuse à mettre un terme régulier à mon contrat (faute de motif), à me verser les salaires qui me sont dus (pour des périodes effectivement travaillées ou pour lesquelles il a perçu des indemnités journalières de l’assurance maladie !) et à me remettre les documents nécessaires à une prise en charge par Pôle Emploi, ce qui m’empêche de toucher les Assedics" explique-t-il.
"Je vous laisse imaginer ma situation : les traites de la maison à payer, l’eau, le gaz, l’électricité, toutes les dépenses de la vie courante, les frais de justice pour tenter de faire valoir mes droits, des enfants en pleine croissance à habiller et nourrir, le tout sans revenu DEPUIS SIX MOIS ! Aujourd’hui j’arrive au bout. La dernière réserve a fondu : après avoir éclusé notre épargne et celle de nos enfants (pour leurs futures études), c’est mon assurance-vie que j’ai dû essorer pour faire face aux échéances de cette fin de mois. Et ce qui se présente demain n’est guère réjouissant : le Trésor Public nous a laissé un peu souffler, mais le mois prochain il faudra passer à la caisse, et l’addition n’en sera que plus salée", poursuit-il.
"Concrètement, donc, ce n’est pas qu’une question de bon droit ou de combat contre un Ubu charentais : c’est une question de simple SURVIE. Comment faire face ? Je n’en sais rien et je n’en dors pas.
Que celui qui m’inflige ce traitement le fasse par plaisir, par négligence, par incompétence ou pour m’étrangler afin de me faire abandonner mes actions en justice importe peu : c’est une famille qui est maltraitée d’une façon odieuse par un élu de la nation, lequel se présente justement dimanche prochain devant les grands électeurs pour conserver son siège au Sénat. Sans vergogne."
Et de conclure : "Je me faisais une autre idée de la politique et des mandats électoraux avant de connaître, ici à Angoulême, les comportements du maire d’Angoulême Philippe Lavaud hier, du président du Conseil général et sénateur Michel Boutant aujourd’hui. C’est cruel et consternant."

- La pétition en ligne

- Une pétition en soutien à l’ex-directeur de la Cité de la BD