L’expo d’Angoulême sur les femmes de réconfort présentée à Séoul

, par Estelle

L’exposition avait été dénoncée par une ONG féministe et japonaise.

"Fleurs qui ne se fanent pas", l’exposition collective du dernier Festival international de la bande dessinée d’Angoulême consacrée aux "femmes de réconfort", est présentée jusqu’au 13 avril au Musée national d’histoire contemporaine de Corée, à Séoul, sous le titre "J’y étais sans y être".
Initiée conjointement par le gouvernement coréen, une association privée (l’Association coréenne pour le manhwa) et une institution publique (le Komacon, Korea Manhwa Contents Agency), l’exposition raconte la mise en place, par l’armée impériale japonaise, du système d’esclavage sexuel de plus de 200.000 femmes coréennes pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers notamment 22 bandes dessinées.
Lors de sa programmation durant le festival d’Angoulême, l’exposition avait suscité la colère l’association japonaise des femmes pour la justice et la paix Nadeshiko Action qui avait adressé une pétition aux organisateurs.

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