Festival d’Angoulême : un impact économique immédiat très positif

, par Estelle

Le Centre national du livre a publié une étude sur le poids et l’impact des manifestations littéraires dans les territoires, notamment le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Alors que le Centre national du livre (CNL) a accru son soutien financier au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême à l’occasion de sa 46e édition (le CNL a consacré 50.000 euros à l’agrandissement du Marché international des droits), une étude de décembre 2017 sur le poids et l’impact des manifestations littéraires dans les territoires s’est notamment intéressée à l’impact économique immédiat du plus important festival de bande dessinée d’Europe (chiffres de 2014) : "Pour 1€ de subventions versé par les collectivités du GrandAngoulême, le FIBD génère 2,3€ d’impact économique direct", rapportent les organisateurs au CNL.
En 2014, le chiffre d’affaires de la restauration sur le territoire durant la manifestation s’élevait par exemple à 1,1 million d’euros tandis que les dépenses des visiteurs injectées dans l’hébergement s’élevaient à 722.000 euros. Les taux d’occupation des hôtels d’Angoulême et environs passent ainsi de 20% à 90% le samedi, soit près de cinq fois plus qu’un samedi habituel de janvier. Le taux d’occupation moyen sur la durée totale du festival est de plus de 80% à Angoulême et s’établit à 73% sur l’aire urbaine (hors Angoulême) et à 55% sur le reste de la Charente.
Une partie de ce surcroit d’activité est générée par les professionnels
(exposants, journalistes, techniciens, etc.), dont certains arrivent
en amont sur les lieux et restent après la manifestation, note par ailleurs le CNL.