Festival d’Angoulême : les collectivités et le ministère sur la même longueur d’ondes

, par Estelle

La ministre de la Culture a reçu les représentants des collectivités impliquées dans le Festival international de bande dessinée d’Angoulême pour "faire le point sur la situation".

Alors que le 44e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême doit se tenir du 26 au 29 janvier 2017, les collectivités territoriales impliquées dans le financement de la manifestation (Ville d’Angoulême, Grand-Angoulême, Département de la Charente, Région ) ont été reçues en début de semaine par la ministre de la Culture Audrey Azoulay afin de "faire le point sur la situation". Depuis la dernière édition, la colère gronde en effet, en particulier du côté des éditeurs de BD qui ont menacé de boycotter le festival.
Dans un communiqué, le ministère de la Culture et de la Communication déclare que les intervenants "partagent les conclusions formulées par le médiateur (désigné par la ministre en mars dernier, ndlr), notamment une nécessaire réforme de la gouvernance du festival, dans le respect de son indépendance éditoriale et au sein de laquelle chacun aura sa place."
Par ailleurs, comme elles l’avaient déjà expliqué au médiateur (notre article du 6/10/16), les collectivités ont proposé de créer une nouvelle association rassemblant l’ensemble des acteurs concernés. L’association actuelle Festival international de la bande dessinée (FIBD) "a déjà été sollicitée à cet effet", précise le communiqué. "Cette structure légère devra garantir aux acteurs historiques du FIBD, aux collectivités publiques et aux organisations professionnelles représentatives, une meilleure coordination et une implication plus forte dans les décisions importantes de la manifestation."
Le ministère ajoute qu’une "convention d’objectifs et de moyens sera mise en place dès l’édition 2018. Elle définira les objectifs que les collectivités publiques et les organisations professionnelles assignent à la manifestation ainsi que les moyens financiers alloués en conséquence."

- Les éditeurs menacent de boycotter le festival d’Angoulême 2017