Festival d’Angoulême 2014 : un stand japonais prié de remballer

, par Estelle

Publications et banderoles révisionnistes, croix gammées... les organisateurs ont fait fermer le stand de NextDoor Publisher.

Il aura à peine eu le temps de s’installer que l’éditeur NextDoor, l’un des fers de lance de l’édition numérique de bande dessinée au Japon, a du quitter le stand qu’il occupait sous la bulle Little Asia au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Auparavant, un huissier mandaté par les organisateurs avait constaté la présence sur le stand de représentations de croix gammées dans des mangas et de publications et de banderoles révisionnistes affirmant que les esclaves sexuelles principalement coréennes utilisées par l’armée impériale japonaise durant la Seconde Guerre mondiale n’existaient pas.
NextDoor espérait peut-être ainsi contrer "Fleurs qui ne se fanent pas", l’exposition collective sur ces "femmes de réconfort" présentée à Angoulême et initiée conjointement par le gouvernement coréen et des associations. Une pétition avait déjà été lancée il y a quelques jours pour dénoncer la "propagande coréenne".

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